Mameluck
Mameluck (avant le costume impérial)
Aquarelle d’Eugène Leliepvre pour le magazine des collectionneurs de figurines historiques, Campaigns


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Dès quatre ans, Eugène Leliepvre peint des chevaux. Mais, en 1914, c’est la charge de la cavalerie française dans les rues pavées de Lille qui décide sans doute de sa vocation d’historien des uniformes. À cette époque, des pâtures pour les chevaux d’attelage s’étendent aux portes des grandes villes et les enfants jouent au tsar !

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Eugène Leliepvre peint aujourd’hui plus lentement,
mais peint toujours.

Photo Sepher Ilbagui

 

 

Hommage en forme de poème

Titan titubant,
Il arpente
À pas lents,
La plaine de ses triomphes,
Le théâtre de ses ans :
Les quatre pièces de son appartement.

De l’atelier à la cuisine,
Il en oublie le salon.
Depuis trois ans sa chambre est vide,
L’ombre lui dit : « A quoi bon ? »

Quand le matin, au petit jour,
Son corps est lourd à porter,
Quand tout chancelle aux alentours,
Quand sa hanche tire à son coté,

Quelle est encore cette lumière,
Cette vaillance qui sourit,
Et calmement, devant la glace,
Noue la cravate sans faux-plis ?

Cette attention du minuscule,
Cette fierté du quotidien,
Est-ce l’orgueil qui le bouscule
Ou la conscience que tout est vain ?

Hormis la force intérieure,
Celle qui commande et accomplit
Et fait poursuivre, dans les couleurs
Ce qui s’annonce sans un bruit.

Ne pas lâcher, rester valide,
Toujours savoir se redresser,
Rentrer dans l’antre, oser le vide,
Patient, sculpter toutes ses pensées…

Et l’œuvre est là qui s’amplifie,
Ses projets sont des jalons
Qui l’accrochent à la vie.

C’est une main tendue
Que chaque nouvel espoir ;
L’appétit de créer
Repeuple tout le noir.


Postillon
(Postillon hors service)
  Nous lui souhaitons un bel anniversaire !

 

Vous pouvez le contacter en nous laissant un message contact@eugeneleliepvre.com